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la Resistance ,le SOE ,et l'armée secréte de Churchill

 

SOE, L’ARMÉE

SECRÈTE DE CHURCHILL


Special Operations Executive
Special Operations Executive

Création
Disparition
SiègeBaker StreetLondres
Employésenviron 13 000
Activité(s)Renseignement, action clandestine
DirectionFrank Nelson (en)Charles Jocelyn Hambro (en)Colin Gubbins
Le Special Operations Executive (SOE, « Direction des opérations spéciales ») est un service secret britannique qui opère pendant la Seconde Guerre mondiale. Le SOE est créé le 19- par Winston Churchill et dissous le . Le SOE a pour mission de soutenir les divers mouvements de résistance des pays d'Europe occupés par l'Allemagne ainsi que, progressivement, de tous les pays en guerre, y compris en Extrême-Orient («Force 136») :



Nos résistants et le SOE

Résultat de recherche d'images pour "agent soe indien"Résultat de recherche d'images pour "big ben londres"

La section F avait une école d’entraînement préliminaire à Wanborough Manor près de Guildford, et la section RF, à Inchmery près de Southampton. En général (car rien dans SOE ne restait absolument statique) le programme avait trois aspects. 

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 Tout reste à concevoir  c est dans cet esprit qu 'à Londres le colonel Passy organise le bureau central de renseignement et  d 'action sous les ordres du general de gaulle
 ( BCRA )

Résultat de recherche d'images pour "colonel passy l'armée des ombres" Son objectif est triple
Recueillir des renseignements sur tout ce qui se passe en France , soutenir les résistants de l 'intérieur dans leur combat puis imposer à ceux ci une tutelle souvent fort mal acceptée( reference faite à " les services secrets du général de Gaulle ")





Résultat de recherche d'images pour "pinterest lune" l 'histoire des Français et de la BBC est celle d une liaison indéfectible nouée en temps de guerre  une histoire unique entre un média et ses auditeurs en lutte contre la tyrannie nazie  pour restaurer la liberté et la démocratie

les messages secrets de la Résistance Sagienne

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La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du Moyen Orient
 

Toutes l' activité du SOE s'est  réglée sur ses phases Les avions clandestins ne pouvaient  pas atterrir sans elle Il
restait désirable pour  une opération de parachutage que la lune soit au moins à demi pleine et haute dans le ciel   d 'où l organisation des missions secrètes en territoire occupé


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 Le but du programme préliminaire était de juger l’aptitude des candidats pour leur rôle, sans en dévoiler la nature exacte. Ceci évitait que la sécurité soit compromise en cas de rejet du candidat. Non seulement tous les candidats étaient des volontaires, mais ils pouvaient se retirer à tout moment pendant leur entraînement sans courir le risque d’une remarque dérogatoire sur leur fiche de service.

Résultat de recherche d'images pour "TEMPSFORD AIRFIELD" Ceux qui passaient ce premier stage continuaient leur entraînement avec un cours paramilitaire, physiquement dur, dans les montagnes d'Écosse. C’était au troisième stage (dans la forêt de Beaulieu, dans le Hampshire) que l’entraînement était axé sur la vie d’un agent secret et les besoins nécessaires pour survivre dans le pays précis où il allait être expédié. 
L’enseignement des règles de sécurité d’une vie clandestine était de première importance.
 Il y avait d’autres écoles spécialisées par exemple pour le parachutage, le sabotage industriel et l’atterrissage clandestin d’avions. La formation des opérateurs de radio prenait environ trois mois. En général le candidat faisait six à huit mois d’entraînement.

La campagne                                                                      Lysander

La section F expédia environ 470 agents en France. Ils furent, soit parachutés, soit posés au sol par Lysander ou Hudson, soit déposés sur la côte par bateau ou sous-marin. Si l’agent faisait le voyage de retour vers la Grande Bretagne, il devait soit être ramassé par avion ou par bateau, soit faire éventuellement le long et dur trajet à travers les Pyrénées.
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Les agents étaient groupés en réseaux, en anglais circuits, qui furent distribués à travers la France entière, tant en zone occupée qu’en zone dite non occupée. Ils variaient énormément en dimension et structure. La composition typique pour un réseau de la section F consistait en un chef (organiser), un opérateur de radio pour assurer les communications avec Londres, et un courrier pour distribuer les messages à l’intérieur du réseau. Quand le réseau prenait de l’ampleur, il pouvait recevoir un responsable pour l’organisation des parachutages, et la réception des stocks et des agents. Après la formation des Maquis, des instructeurs d’armes et autres furent envoyés.


SOE, en particulier la section F, recruta des femmes comme agents, les jugeant sur leur propre mérite. Elles se sont distinguées comme opérateurs de radio et comme courriers. Elles avaient un avantage vis à vis des hommes car, dans les rues françaises, elles attiraient moins l’attention qu’un homme d’âge militaire. Elles pouvaient fournir plus facilement des explications lors d’un contrôle. Une femme, Pearl Witherington (maintenant Mme Cornioley) a assumé le rôle de chef dans le Loir-et-Cher quand les combats ont débuté.

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La section RF expédia environ 500 agents, les livraisons de matériel pour cette section étaient assurées par le Bureau d’opérations aériennes BOA dans la zone Nord et par le Service d’atterrissages et parachutages dans le sud. La section AMF expédia environ 650 agents (la plupart en uniforme) dont un tiers américains, presque tous en liaison avec l’opération Dragoon, le débarquement franco-américain sur la Côte d’Azur en août 1944.

Avec l’approche du débarquement en Normandie, le commandant des opérations du SOE fut transféré au SFHQ sous la direction de SHAEF du général Eisenhower. Le général Koenig, qui avait déjà été nommé chef des FFI prit le commandement des sections F et RF le 1er juillet 1944.


Ravitaillement

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Plus de 10 000 tonnes de matériel de guerre, la plupart armes légères, munitions et explosifs furent expédiées par SOE aux comités de réception en France au cours des années 1941-1944.

Parfois, surtout pendant la phase clandestine, il était nécessaire d’envoyer les marques qui ne s’identifiaient pas comme provenant de Londres. Pour le combat ouvert, l’important était de choisir, parmi les armes d’usage courant, celles qui permettaient l’emploi des munitions prises aux allemands. Pour la plupart, ce matériel fut parachuté et dans quelques cas, expédié par opérations maritimes. Le point culminant fut atteint au moment du débarquement en Normandie.

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Opérations aériennes

Le transport aérien fut assuré pour SOE, comme pour tous les services spéciaux britanniques, par la RAF. Au début, avant 1941, il n’y avait pas plus de 5 avions disponibles. En novembre 1942 il y en avait 27 et au printemps de 1944, 36. Plus tard, le nombre augmenta considérablement grâce à la participation de l’USAAF, qui permit vols en masse et en plein jour.         Halifax


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Au début, il n’y eut que l’escadrille n° 138, mais après, le RAF fournit une deuxième, n° 161. Ensuite le n° 138 assura exclusivement des parachutages, alors que le n° 161 s’occupa des atterrissages et, lorsque cela était possible, quelques parachutages. 
Le n° 161 avait sa base à Tempsford, avec plus tard, un terrain auxiliaire à Tangmere. L’avion par excellence pour les atterrissages était le Westland Lysander, spécialement adapté pour déposer et ramener des agents. En 1943-1944 on utilisait aussi le Lockheed Hudson, qui avait une capacité plus grande, comme, plus tard, le Douglas Dakota.Résultat de recherche d'images pour "parachutages soe"

258 agents furent déposés en France et 433 ramenés en Angleterre, plus de 
1 200 parachutages furent accomplis.

 La survivance des réseaux dépendait du courage et du dévouement de ces équipages ainsi que de l’habileté et de la ténacité des équipages des avions de transport, à savoir les Whitley, les Halifax et les Stirling, utilisés pour le parachutage des agents et du ravitaillement. Plus de 1 200 agents et plus de 10 000 tonnes de matériel furent parachutés. Inévitablement il y eut des pertes d’avion et de personnel.

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 stirling                                                                 withley

Un whitley lanceur de tracts fut abattu à Sées ( la potence )dans la nuit du 22au 23 Mai 1944, 2 semaines avant le débarquement


Résultat de recherche d'images pour "lysander"Opérations maritimes

 
 Pendant les premiers mois de son existence, SOE n’avait pas d’autre option que d’utiliser la voie de mer pour le transfert clandestin des agents et l’envoi du matériel. Même plus tard, lorsque les transports aériens purent offrir une meilleure solution pour le nord de la France, la, demande pour les opérations maritimes continua dans le sud du pays et dans d’autres cas spéciaux. Barques de pêches bretonnes, vedettes lance-torpilles, felouques méditerranéennes, sous-marins, vaisseaux marchands armés furent tous mis en service.

Résultat de recherche d'images pour "felouques"
SOE essaya, parfois avec succès, d’organiser de façon indépendante ses propres opérations mais dut, la plupart du temps, opérer dans les limites du système imposé par l’Amirauté qui avait tendance à favoriser les demandes de l’Intelligence Service. Néanmoins une importante contribution fut faite, ou par SOE, ou au nom de SOE. À part des débarquements individuels et des opérations de "ramassages" pour les sections F et RF, la ligne d’évasion VAR, de la section DF, qui, entre l’hiver 1943 et l’été 1944 fit échapper quelques 70 personnes, se termina par une traversée à partir de la côte nord de la Bretagne. Il n’y eut aucune perte de passagers. Deux felouques, avec un équipage polonais de la section EU/P transporta un total de 600 agents, soit de Gibraltar dans le sud de la France, soit plus tard, d’Afrique du Nord en Corse. Après son installation en Corse, SOE assura des opérations maritimes en France et en Italie.


Radio

 
Les liaisons radiotélégraphiques étaient l’élément vital des activités de presque tous les réseaux. L’étendue de leur vulnérabilité était considérable. Si les opérateurs radio émettaient sans changer d’emplacement, ils couraient le grand danger d’être repérés par l’ennemi, dont les équipes de repérage était extrêmement efficaces. Si, pour éviter ce danger, les opérateurs changeaient fréquemment leur lieu d’émission, ils risquaient d’être arrêtés pendant leurs déplacements ou, tout au moins, de révéler leurs activités à un trop grand nombre de personnes.
 Quant à la durée de leur émission, elle devait être aussi courte que possible et pourtant les messages d’importance capitale devaient être transmis à tout prix. C’est pourquoi l’espérance de vie d’un radio était cruellement courte, estimée généralement à six semaines. Néanmoins, en juin 1944, SOE avait déjà établies plus de 150 liaisons WT entre la France et Londres.

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2 agents secrets parachutés à Sées ( moulin d Escures en Avril 1944 et cachés chez Edouard Cercueil)
Une voiture gonio était postée place du Parquet face à notre domicile ) et les 2operateurs  s enfuirent cachés sous des bottes de paille Les allemands coupérent le courant par quartier et purent  localiser l'emetteur emettant vers Londres  L emission avait été captée par un avion allemand survolant la Ville
Résultat de recherche d'images pour "emetteur radio occupation" 
La Signals Section de SOE pouvait faciliter la tâche des opérateurs en leur procurant des codes qui n’étaient jamais "cassés", et un service de décryptage dont les membres étaient passionnément dévoués et déterminés à lire les messages souvent altérés, sans avoir à les faire répéter.

Messages personnels

Résultat de recherche d'images pour "poste tsf" Un moyen de communication de grande valeur était les "messages personnels" transmis par la BBC lors des bulletins d’informations en langue française. Non seulement ceci permettait de recevoir des messages de Londres, tels que l’annonce d’un parachutage, mais on pouvait les entendre sur un poste de TSF courant au lieu d’une poste d’agent. 
L’appel à la Résistance de prendre les armes au moment du débarquement en Normandie fut transmis de cette façon. Cela permettait aussi à un agent de prouver sa "bonne foi" en arrangeant la transmission à la BBC d’un message choisi par la personne qui avait besoin de preuves.

Autres appareils utilisés par SOE : l' "Euréka", une balise de radioguidage pour indiquer l’emplacement précis du terrain de réception à l’avion qui approchait et le S-phone, qui permettait à l’agent au sol de communiquer avec l’avion.

Résultat de recherche d'images pour "reseau buckmaster" voir  Deux agents secrets  de la France Libre parachutés de nuit a SEES deux mois avant le débarquement
Le débarquement

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Les Réseaux SOE jouèrent un rôle considérable en semant la confusion parmi les Allemands dans les arrières de l’ennemi au moment du débarquement en Normandie et en disloquant les transports de matériel et des renforts vers le front. La destruction des lignes téléphoniques obligea l’ennemi à transmettre ses messages par la radio où les alliés pouvaient les intercepter et les déchiffrer.

Le délai de 16 jours infligé à la 2e Panzer Division Das Reich en route de Montauban à Caen, et celui de 21 jours infligé à la 11e Panzer Division en route de l’Alsace vers la Normandie, sont seulement les exemples les plus marquants. Aussi, lors du débarquement dans le Midi de la France, la route pour les armées alliées fut maintenue ouverte.

Résultat de recherche d'images pour "jedburgh 1944"Résultat de recherche d'images pour "jedburgh 1944" 
C’est à cette époque que les groupes Jedburgh - groupes formés et armés par SOE et consistant en théorie, mais pas toujours en pratique, d’un britannique, d’un américain et d’un français, tous en uniforme - furent envoyés en France avec la tâche de coordonner le soulèvement armé des groupes de résistance avec les plans envisagés par les alliés.


L’aide de la Résistance aux forces alliés, équipée et soutenue par SOE, était si considérable que le Général Eisenhower a reconnu sa valeur comme l’équivalent de 5 à 6 divisions. Il a été aussi dit que cette aide avait raccourci la guerre de six mois.



Il faut répéter que rien de ceci n’aurait été possible sans l’immense dévouement, courage et sacrifice de la Résistance française. Mais ses efforts n’auraient pas non plus abouti et pris une importance militaire sans l’aide fournie par SOE, par ses volontaires et ceux qui ont souffert et donné leur vie pour la cause. Ils furent ambassadeurs en France et les survivants continuent de l’être.

Documents fournis par le docteur Pierre Morel,
liquidateur des réseaux Buckmaster




 

tassels:  Misty green forest path..


Objet: PARACHUTAGES  ORNE ET SARTHE à la        pleine lune



LUNE DE FEVRIER 1943 :

HESLOUP: Parachutage à proximité du bois d' Hesloup d' un important agent de la France Libre  Duthilleul , pseudo "Oscar". Il est accueilli par Marcel Mezen du réseau Minipule  par M Aubert des Eaux et Forêts et par M BADRE du secours national , tous d'Alençon. Il sera convoyé vers la gare par Jacques Aubert, chef de fabrication à la SILEC, lequel sera déporté et mourra dans les camps ( Témoignage  Abbé Jean Aubert, Alençon)
NUIT DU 21 MAI 1943:

GEMAGES, L'HERMITIERE: premier parachutage d'armes et de matériel sur le terrain de la Pierre Procureuse pour le réseau Satirist Physician
Résultat de recherche d'images pour "PIERRE PROCUREUSE"du réseau Buckmaster pour OCTAVE SIMON de la sarthe. Réception par Guy et Aymard à Courson , Marcel Plessis , Jean Reiss,
Marius Garnier , Arthur de Montalembert, Bernard Delavigne. Les armes et munitions inventoriés dans les taillis du second parc
Château de l' Hermitière (Mme de Courson , morte en déportation) seront prises en charge (après les interventions de la police allemande) par le réseau DUTHILLEUL, mission champignon de la Sarthe.

Résultat de recherche d'images pour "feldgendarmerie uniform"Parachutages : notre première tournée de prospection de terrains de parachutages fut un fiasco. Car sur 7 terrains présentés, un seul fut homologué par le spécialiste BOA venu de Paris et appelé Daniel ? Par la suite , de nombreux terrains furent agrées et reçurent des parachutages. Je ne parlerai que des deux premiers pour y avoir été mêlé directement.
Le premier parachutage dans l’Orne eut lieu sur le terrain du Vieux Montmerrei, le chef de terrain étant Chevreuil de Mortrée. Je l’ai rejoins à 22 heures avec son équipe composée d’une dizaine d’hommes dont le brigadier de Gendarmerie de Mortrée. Vers minuit, l’avion est apparu et nous a lâché des colis : 12 containers , 11 d’armes dont deux FM, des mitraillettes Sten , des pistolets et les munitions plus le spécial contenant tabac, cigarettes, thé.
Résultat de recherche d'images pour "foret"Le même soir devait avoir lieu un autre lâché sur le terrain du Haras des Rouges Terres et Paysant était sur place. Malheureusement, l'avion peut être touché , ne vint pas . Mais le parachutage eut lieu avec succès quelques mois plus tard. 1 à encore des armes et les premiers explosifs : plastic, détonateurs amorcés, mêches …( avec le mode d’emploi)
Malheureusement, ma mémoire est totalement défaillante quant à la date exacte des parachutages et des messages reçus. J’ai eu l’occasion d’en faire une relation plus complète qui m’avait été demandée par Ouest France à l’occasion de l’inauguration du monument de la résistance le 29 septembre à Argentan » ….
NUIT DU 10 AU 11 JUIN 1943:

MORTREE, Parachutage BOA comme le précédent qui échoua. 10 containers dont 4 destinés au matériel médical.( Chevreuil, chef de terrain Mouton et groupe du sanglier de Tanville s'occupent de la réception.

NUIT DU 21 AU 22 JUIN 1943.
Résultat de recherche d'images pour "FELDGENDARMERIE"MACE sur terrain ORAGE, réception de 5 containers et 2 paquets contenant 8 pneus d'automobiles. Opération BOA Capitaine Denormand.
VOYER, DARCHY, GROS et 7 hommes à la réception et à la protection, plus groupe Chevreuil.

Résultat de recherche d'images pour "lysander"NUIT DU 27 AU 28 JUIN 1943:
 Près ECHAUFFOUR la haute Bouillée, terrain . Mme de la Jachère, atterrissage d'un Lysander. Opération non identifiée.

NUIT DU 21 AU 22 SEPTEMBRE 1943;
MORTREE, échec du parachutage BOA sur terrain "lapin". Présents sur le terrain CLOUET DES PERRUCHES, BOA régional BRIGITTE FRIANG sa secrétaire ANDRE GROS alias Minet de l'AIGLE, ALBERT TERRIER d'Alençon alias Mr Jules Briand , dit "Petit Maurice" FFC. René Croisé alias Janvier , de Mortagne.

Résultat de recherche d'images pour "CLOUET DES PERRUCHES"
NUIT DU 31 DECEMBRE AU 1er  JANVIER. (ou du 30 au 31 décembre).
ASSE LE BOISNE (SARTHE) parachutage réussi sur terrain OURAGAN. Les équipes ornaises accueillent 3 agents BECHE, SEMOIR, CHANCE. 15 containers ,
6 paquets et 2 500 000 F pour Galilée ( Clouet des Perruches) et le DMR.

NUIT DU 2 AU 4 FEVRIER 1944:
TANVILLE; Parachutage sur terrain ECLAIR . Reçu 6 containers et 1 paquet. A la réception groupe du Sanglier de Tanville. Tessier père et ses 2 fils , Septier, Olivier, Leborgne.


Résultat de recherche d'images pour "CONTAINERS D ARMES"Résultat de recherche d'images pour "CLOUET DES PERRUCHES"
Résultat de recherche d'images pour "CLOUET DES PERRUCHES"                                                                            Résultat de recherche d'images pour "CLOUET DES PERRUCHES"                   

NUIT DU 1er AU 2 MARS 1944.
LE MERLERAULT : Parachutage BOA sur terrain " Message " le chien  a son numéro".Tessier père et ses 2 fils

NUIT DU 9 AU 10 AVRIL 1944.
 ST LEONARD DES PARCS: Succès parachutage sur terrain Aurore. Deux agents reçus TRACTEUR et SARCLOIR. 15 containers et des paquets.

                                         

Image


 ST LEONARD DES PARCS

Maison Cercueil rue Saint Martin
 ....)

s des rouges terres et définie par les coordonnées 

d 'usage  largue 15 containers et des paquets 


  Le parachutage se déroule dans les meilleures conditions dans la nuit du 9au 10 avril 1944( soit moins de deux mois avant le débarquement )
Le Halifax a décollé de Tempsford et les résistants sont fidèles au rendez vous
On note la présence sur les lieux du parachutage   de Edouard Cercueil ;;et de son équipe ;;;;;chargés de la récupération du matériel , hommes courageux entre tous ,conscients de l importance capitale de leur tâche a laquelle ils sont habitués

 








Comment circuler la nuit en  silence  aprés l'heure d'interdiction imposée par le couvre feu ? 
ces terrains selectionnés portaient les noms de
ces hommes dont la volonté et l'équilibre sont  mis à l'épreuve 24 heures sur 24  mais aussi grâce à l héroisme d hommes et de femmes qui sur le sol national ont organisé dans des conditions difficiles et périlleuses atterrissages , décollages et parachutages clandestins indispensables aux déplacement des hommes responsables et ainsi qu' au soutien logistique et financier des combattants de l ombre 
Ces operations ne pouvaient se réaliser qu 'à la faveur du clair de lune  






Mais parlons de l'équipage du bombardier mission  SOE

 Les équipages  du SOE
Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe



Témoignage d' un pilote du SOE


"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais



Bombardier lançeur de containers
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »



La navigation relative a la recherche d un terrain balisé  par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulières pour 'l 'équipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait être capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire  une cible minuscule mal définie après avoir volé  pendant des heures au dessus du territoire ennemi"


Nos résistants  ou comités de réception  avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l' avion ayant enfin trouvé  sa zone  de largage devait parfois chercher encore ........longuement les balises au sol  destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par  un bois ou les versants d une vallée

Le navigateur du bombardier  devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne
terrain balisé par la résistance

La tache des comités de réception de la résistance était quelquefois hérissée de difficultés  et souvent encore plus compliquée après le lancement des  containers  d'armes  sur  le  terrain choisi et ayant fait l'objet  d'un message  secret a la radio
Les résistants  devaient éclairer et surveiller la zone  identifiée par un nom de code
  Exemples
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Aurore ( Rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc...




                                                     






Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par  l appareil  dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de détecter et donc   d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain
Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage  avait l'attention attirée  pour tout ce qui se  passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible rêvée


Par  la suite en combinant Euréka  en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour déterminer  plus rapidement l'emplacement de la DZ( dropping zone)

La cause plus probable d'incident était en fait  
Résultat de recherche d'images pour "FELDGENDARMERIE"l interception des  membres du comité de réception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants  se faisaient volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler après le couvre feu

Le dixième des échecs nocturnes était dû d' après les pilotes  a des erreurs de navigation 
Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problèmes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence  du  comité  de réception pour des raisons indépendantes de sa  volonté
Résultat de recherche d'images pour "dornier 1940" 
Des accidents exceptionnels  pouvaient survenir ,ainsi sur le terrain .x. dans notre département c est un Dornier de la Luftwaffe qui survint à la place  de l 'avion allié attendu et qui mitrailla les hommes  rassemblés au  sol causant quelques  dégâts parmi  les troupeaux d'animaux Une vache fut tuée et comme par hasard 
C 'était d ' après le fermier la plus belle du troupeau ...

Même si l'avion et le comité de réception  arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui même poser problème , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient  évaluer avec précision leur altitude   Si l'avion volait trop bas les colis risquaient de se détériorer  et les hommes de se blesser ,  Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers dans la nature et hors de portée


De Tempsford aérodrome secret (sud ouest de Cambridge ) deux heures de vol suffisaient a un bombardier spécialement modifié et adapté aux parachutages de nuit  pour lancer ses containeurs sur la DZ ( dropping zone ) préparée par les résistants

Fin fevrier 1943  Premier parachutage ans l' orne    BOA 

Etaient présents Bob, figaro ,( noms de code,? )Granger  Denormandie ( Macé ), Lefévre de chailloué , Cosnard de Belfonds
l 'adjudant Thual et le gendarme Collet ces deux gendarmes appartenant a la brigade de Sées


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Là où ce serait possible, les résistants devraient jeter la perturbation chez l’ennemi par des actes de sabotages et, éventuellement, prendre les armes de concert avec les Forces armées alliées pour libérer l’Europe.


C’est dans ce but que fut fondé SOE, une des plus grandes créations de la deuxième guerre mondiale. Officiellement SOE fut créé le 22   juin                                                                                  FLAK ALLEMANDE avec, comme directive de "coordonner toute action de subversion et de sabotage contre l’ennemi". Churchill résuma cette tâche plus vigoureusement lorsqu’il donna au Dr Hugh Dalton, ministre responsable pour SOE, la consigne de "mettre le feu à l’Europe". Ce fut un acte de foi dans la force de l’esprit de résistance.

C’était dans cet esprit que le général de Gaulle, le 18 juin 1940, fit sa déclaration historique à la BBC de Londres.

La tâche de SOE devint progressivement plus complexe et plus importante. Les ressources matérielles étaient limitées. Pourtant il fallait que SOE assume ses responsabilités sur tous les fronts de guerre à travers le monde entier. Mais, à l’exception de la Pologne, les autres pays occupés n’avaient pas de tradition de résistance armée clandestine. 
SOE devait donc entreprendre l’entraînement des agents hommes et femmes dans la guerre de guérilla, dans l’emploi des explosifs, dans le sabotage, dans le codage, dans l’utilisation des postes émetteurs secrets et dans les impératifs de sécurité. On avait aussi besoin des moyens de transport.

Recrutement

SOE avait besoin de gens qui savaient comment vivre en France et capables de se faire passer pour des citoyens français. Un certain nombre de ce genre d’individus se trouvait déjà en Grande Bretagne, la plupart de nationalité britannique avec des liens de famille en France.
 Certains de ceux-ci avaient déjà offert leurs services, chacun désireux de faire quelque chose pour la France. Très vite, d’autres arrivèrent en Grande Bretagne, venant des pays d’outre-mer, et il y eut un afflux continu de volontaires, s’évadant de la France. Comme aucun de ceux-ci ne connaissait alors l’existence de l’organisation secrète, ce fut SOE qui dut les contacter.


Tout étranger venant de l’Europe occupée qui débarquait en Grande Bretagne pendant la guerre et qui n’avait pas une identité déjà garantie, était obligé de faire un stage à The Royal Victoria Patriotic School à Wandsworth dans le sud de Londres. Normalement, quelques jours seulement étaient nécessaires pour obtenir le récit exact de celui ou de celle qui s’était évadé. Même si cet interrogatoire n’était pas toujours bien vu par ceux désireux d’offrir leur service pour la cause, c’était un filtre de sécurité indispensable et ceci fut remarquablement efficace pour déceler des agents allemands qui, sous prétexte d’être des réfugiés, utilisaient cette méthode d’infiltration. Une fois que les individus avaient passé ce test, ceux qui paraissaient avoir les aptitudes requises, étaient pris en main par SOE.

À l’intérieur de SOE, il y avait plusieurs sections concernant la France :

  • Section F : ce fut une conception entièrement britannique, créée pour appuyer la Résistance sans tenir compte d’affiliations politiques éventuelles. 
    Le seul objectif était la victoire. Après la guerre, les réseaux E furent connus en France, sinon en Grande Bretagne, comme les réseaux "Buckmaster", d’après le nom du chef de la section F.
  • Section RF : elle fut créée plus tard pour donner appui aux FFL, sous le général de Gaulle, qui nécessairement voyait bien plus loin que la victoire. Les agents de la Section RF furent largement formés par SOE, qui fournit également matériel et moyens de communication.
  • Section DF : elle avait la tâche d’organiser les routes d’évasions vers la Grande Bretagne pour les agents de SOE.
  • Section EU/P : elle s’occupait des importantes communautés polonaises existant en France.
  • Section AMF : elle fut créée à Alger après novembre 1942, opérant vers le Midi de la France.
  • Jedburgh : groupes formés et armés par SOE et consistant, en théorie, mais pas toujours en pratique, d’un britannique, d’un américain et d’un français, tous en uniforme. Ils furent envoyés en France avec la tâche de coordonner le soulèvement armé des groupes de résistance avec les plans envisagés par les alliés.

Résultat de recherche d'images pour "tempsford"Entraînement

 
La section F avait une école d’entraînement préliminaire à Wanborough Manor près de Guildford, et la section RF, à Inchmery près de Southampton. En général (car rien dans SOE ne restait absolument statique) le programme avait trois aspects. Le but du programme préliminaire était de juger l’aptitude des candidats pour leur rôle, sans en dévoiler la nature exacte. Ceci évitait que la sécurité soit compromise en cas de rejet du candidat. Non seulement tous les candidats étaient des volontaires, mais ils pouvaient se retirer à tout moment pendant leur entraînement sans courir le risque d’une remarque dérogatoire sur leur fiche de service. Ceux qui passaient ce premier stage continuaient leur entraînement avec un cours paramilitaire, physiquement dur, dans les montagnes d'Écosse. C’était au troisième stage (dans la forêt de Beaulieu, dans le Hampshire) que l’entraînement était axé sur la vie d’un agent secret et les besoins nécessaires pour survivre dans le pays précis où il allait être expédié. L’enseignement des règles de sécurité d’une vie clandestine était de première importance. Il y avait d’autres écoles spécialisées par exemple pour le parachutage, le sabotage industriel et l’atterrissage clandestin d’avions. La formation des opérateurs de radio prenait environ trois mois. En général le candidat faisait six à huit mois d’entraînement.

La campagne

La section F expédia environ 470 agents en France. Ils furent, soit parachutés, soit posés au sol par Lysander ou Hudson, soit déposés sur la côte par bateau ou sous-marin. Si l’agent faisait le voyage de retour vers la Grande Bretagne, il devait soit être ramassé par avion ou par bateau, soit faire éventuellement le long et dur trajet à travers les Pyrénées.

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Les agents étaient groupés en réseaux, en anglais circuits, qui furent distribués à travers la France entière, tant en zone occupée qu’en zone dite non occupée. Ils variaient énormément en dimension et structure. La composition typique pour un réseau de la section F consistait en un chef (organiser), un opérateur de radio pour assurer les communications avec Londres, et un courrier pour distribuer les messages à l’intérieur du réseau. Quand le réseau prenait de l’ampleur, il pouvait recevoir un responsable pour l’organisation des parachutages, et la réception des stocks et des agents. Après la formation des Maquis, des instructeurs d’armes et autres furent envoyés.

SOE, en particulier la section F, recruta des femmes comme agents, les jugeant sur leur propre mérite. Elles se sont distinguées comme opérateurs de radio et comme courriers. Elles avaient un avantage vis à vis des hommes car, dans les rues françaises, elles attiraient moins l’attention qu’un homme d’âge militaire. Elles pouvaient fournir plus facilement des explications lors d’un contrôle. Une femme, Pearl Witherington (maintenant Mme Cornioley) a assumé le rôle de chef dans le Loir-et-Cher quand les combats ont débuté.

  
1942 : Winston Churchill autorise le recrutement de femmes, plus adaptées à certaines missions délicates que lance le Special Operations Executive (SOE), une organisation secrète destinée à soutenir la résistance européenne à l’ennemi nazi. Difficile pourtant de trouver l’oiseau rare disponible… On les veut vives, intelligentes, courageuses, audacieuses, et séduisantes si possible ! C’est ainsi que les trente-neuf candidates de la section F (comme France) viennent d’horizons multiples à l’image même de leurs motivations. Leur formation sera brève, mais militaire – maniement des armes, sabotage, endurance à la torture, etc. Leur histoire pleine de rebondissements et, pour treize d’entre elles, terriblement dramatique est étrangement méconnue en France.
Résultat de recherche d'images pour "NOOR INAYAT KHAN"Noor Inayat KhanNotes 1, née le  au Kremlin de Moscou en Russie et morte le  au camp de Dachau en Allemagne, fut pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret britannique du Special Operations Executive (SOE), section F. Premier agent féminin à être envoyé en France comme opérateur radio, elle rejoignit le réseau PHONONotes 2 d’Henri Garry en .
Pendant ses quatre mois d’activité dans la région parisienne, elle maintint le contact radiotélégraphique avec Londres, l’informant sur les terrains de parachutage et sur les réseaux. Elle réussit à transmettre vingt messages1, malgré l’environnement particulièrement dangereux en raison de l’effondrement général du réseau Prosper-PHYSICIAN et des moyens de détection radiogoniométriques que l’ennemi concentra sur son émetteur. Mais elle fut finalement trahie, arrêtée, emprisonnée, reprise deux fois à l’occasion de tentatives d’évasion, déportée, maintenue à l’isolement et enchaînée pendant neuf mois à Pforzheim. Elle est finalement exécutée à Dachau, sans avoir jamais parlé ni coopéré avec l’ennemi.
Après deux autres agents du SOE, Odette Sansom et Violette Szabo, Noor Inayat Khan fut la troisième femme à qui le Royaume-Uni a décerné la George Cross. Elle fut également décorée de l’Ordre de l’Empire britannique, et par la France de la croix de guerre 1939-1945.
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 La section RF expédia environ 500 agents, les livraisons de matériel pour cette section étaient assurées par le Bureau d’opérations aériennes dans la zone Nord et par le Service d’atterrissages et parachutages dans le sud. La section AMF expédia environ 650 agents (la plupart en uniforme) dont un tiers américains, presque tous en liaison avec l’opération Dragoon, le débarquement franco-américain sur la Côte d’Azur en août 1944.


Avec l’approche du débarquement en Normandie, le commandant des opérations du SOE fut transféré au SFHQ sous la direction de SHAEF du général Eisenhower. Le général Koenig, qui avait déjà été nommé chef des FFI prit le commandement des sections F et RF le 1er juillet 1944.



Ravitaillement
 Plus de 10 000 tonnes de matériel de guerre, la plupart armes légères, munitions et explosifs furent expédiées par SOE aux comités de réception en France au cours des années 1941-1944.


Parfois, surtout pendant la phase clandestine, il était nécessaire d’envoyer les marques qui ne s’identifiaient pas comme provenant de Londres. Pour le combat ouvert, l’important était de choisir, parmi les armes d’usage courant, celles qui permettaient l’emploi des munitions prises aux allemands. Pour la plupart, ce matériel fut parachuté et dans quelques cas, expédié par opérations maritimes. Le point culminant fut atteint au moment du débarquement en Normandie.


Opérations aériennes

Le transport aérien fut assuré pour SOE, comme pour tous les services spéciaux britanniques, par la RAF. Au début, avant 1941, il n’y avait pas plus de 5 avions disponibles. En novembre 1942 il y en avait 27 et au printemps de 1944, 36. Plus tard, le nombre augmenta considérablement grâce à la participation de l’USAAF, qui permit vols en masse et en plein jour.

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Au début, il n’y eut que l’escadrille n° 138, mais après, le RAF fournit une deuxième, n° 161. Ensuite le n° 138 assura exclusivement des parachutages, alors que le n° 161 s’occupa des atterrissages et, lorsque cela était possible, quelques parachutages. 
Le n° 161 avait sa base à Tempsford, avec plus tard, un terrain auxiliaire à Tangmere. L’avion par excellence pour les atterrissages était le Westland Lysander, spécialement adapté pour déposer et ramener des agents. En 1943-1944 on utilisait aussi le Lockheed Hudson, qui avait une capacité plus grande, comme, plus tard, le Douglas Dakota.

258 agents furent déposés en France et 433 ramenés en Angleterre, plus de 1 200 parachutages furent accomplis. La survivance des réseaux dépendait du courage et du dévouement de ces équipages ainsi que de l’habileté et de la ténacité des équipages des avions de transport, à savoir les Whitley, les Halifax et les Stirling, utilisés pour le parachutage des agents et du ravitaillement. Plus de 1 200 agents et plus de 10 000 tonnes de matériel furent parachutés. Inévitablement il y eut des pertes d’avion et de personnel.


Opérations maritimes

 
Pendant les premiers mois de son existence, SOE n’avait pas d’autre option que d’utiliser la voie de mer pour le transfert clandestin des agents et l’envoi du matériel. Même plus tard, lorsque les transports aériens purent offrir une meilleure solution pour le nord de la France, la, demande pour les opérations maritimes continua dans le sud du pays et dans d’autres cas spéciaux. Barques de pêches bretonnes, vedettes lance-torpilles, felouques méditerranéennes, sous-marins, vaisseaux marchands armés furent tous mis en service.

SOE essaya, parfois avec succès, d’organiser de façon indépendante ses propres opérations mais dut, la plupart du temps, opérer dans les limites du système imposé par l’Amirauté qui avait tendance à favoriser les demandes de l’Intelligence Service. Néanmoins une importante contribution fut faite, ou par SOE, ou au nom de SOE. À part des débarquements individuels et des opérations de "ramassages" pour les sections F et RF, la ligne d’évasion VAR, de la section DF, qui, entre l’hiver 1943 et l’été 1944 fit échapper quelques 70 personnes, se termina par une traversée à partir de la côte nord de la Bretagne. Il n’y eut aucune perte de passagers. Deux felouques, avec un équipage polonais de la section EU/P transporta un total de 600 agents, soit de Gibraltar dans le sud de la France, soit plus tard, d’Afrique du Nord en Corse. Après son installation en Corse, SOE assura des opérations maritimes en France et en Italie.

Radio

Les liaisons radiotélégraphiques étaient l’élément vital des activités de presque tous les réseaux. L’étendue de leur vulnérabilité était considérable. 
Si les opérateurs radio émettaient sans changer d’emplacement, ils couraient le grand danger d’être repérés par l’ennemi, dont les équipes de repérage était extrêmement efficaces. Si, pour éviter ce danger, les opérateurs changeaient fréquemment leur lieu d’émission, ils risquaient d’être arrêtés pendant leurs déplacements ou, tout au moins, de révéler leurs activités à un trop grand nombre de personnes. Quant à la durée de leur émission, elle devait être aussi courte que possible et pourtant les messages d’importance capitale devaient être transmis à tout prix. C’est pourquoi l’espérance de vie d’un radio était cruellement courte, estimée généralement à six semaines. Néanmoins, en juin 1944, SOE avait déjà établies plus de 150 liaisons WT entre la France et Londres.

La Signals Section de SOE pouvait faciliter la tâche des opérateurs en leur procurant des codes qui n’étaient jamais "cassés", et un service de décryptage dont les membres étaient passionnément dévoués et déterminés à lire les messages souvent altérés, sans avoir à les faire répéter.

Messages personnels

Résultat de recherche d'images pour "POSTE EMETTEUR RADIO" Un moyen de communication de grande valeur était les "messages personnels" transmis par la BBC lors des bulletins d’informations en langue française. Non seulement ceci permettait de recevoir des messages de Londres, tels que l’annonce d’un parachutage, mais on pouvait les entendre sur un poste de TSF courant au lieu d’une poste d’agent. L’appel à la Résistance de prendre les armes au moment du débarquement en Normandie fut transmis de cette façon. Cela permettait aussi à un agent de prouver sa "bonne foi" en arrangeant la transmission à la BBC d’un message choisi par la personne qui avait besoin de preuves.

Autres appareils utilisés par SOE : l' "Euréka", une balise de radioguidage pour indiquer l’emplacement précis du terrain de réception à l’avion qui approchait et le S-phone, qui permettait à l’agent au sol de communiquer avec l’avion.

Le débarquement

Les Réseaux SOE jouèrent un rôle considérable en semant la confusion parmi les Allemands dans les arrières de l’ennemi au moment du débarquement en Normandie et en disloquant les transports de matériel et des renforts vers le front. La destruction des lignes téléphoniques obligea l’ennemi à transmettre ses messages par la radio où les alliés pouvaient les intercepter et les déchiffrer.

Le délai de 16 jours infligé à la 2e Panzer Division Das Reich en route de Montauban à Caen, et celui de 21 jours infligé à la 11e Panzer Division en route de l’Alsace vers la Normandie, sont seulement les exemples les plus marquants. Aussi, lors du débarquement dans le Midi de la France, la route pour les armées alliées fut maintenue ouverte.


C’est à cette époque que les groupes Jedburgh - groupes formés et armés par SOE et consistant en théorie, mais pas toujours en pratique, d’un britannique, d’un américain et d’un français, tous en uniforme - furent envoyés en France avec la tâche de coordonner le soulèvement armé des groupes de résistance avec les plans envisagés par les alliés.

L’aide de la Résistance aux forces alliés, équipée et soutenue par SOE, était si considérable que le Général Eisenhower a reconnu sa valeur comme l’équivalent de 5 à 6 divisions. Il a été aussi dit que cette aide avait raccourci la guerre de six mois.

Il faut répéter que rien de ceci n’aurait été possible sans l’immense dévouement, courage et sacrifice de la Résistance française. Mais ses efforts n’auraient pas non plus abouti et pris une importance militaire sans l’aide fournie par SOE, par ses volontaires et ceux qui ont souffert et donné leur vie pour la cause. Ils furent ambassadeurs en France et les survivants continuent de l’être.

texte rédigé à partir de Documents fournis par le docteur Pierre Morel,
liquidateur des réseaux Buckmaster

Roger Cornevin -Hayton

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